La Châtelaine de Mallaig, Diane Lacombe.
Il y a des livres dans mon énorme pile à lire, que je suis impatiente de lire, notamment quelques sagas historiques, comme la saga de Mallaig, de Diane Lacombe. J'ai donc commencé par le premier volume (même si apparemment les 3 n'ont rien à voir entre eux si ce n'est le lieu et le clan, mais des années après).
Un résumé, têtre?
" Ecosse, 1424. Gunelle Keith, dix-neuf ans, fille d'un commerçant prospère d'Aberdeen (Lowlands), est donnée en mariage à Iain MacNèil, de Mallaig (Highlands), un mariage qui sert avant tout les intérêts économiques des deux clans. Cultivée et instruite, Gunelle est précipitée dans l'univers sauvage de Mallaig où elle se sent désarmée. En une année, elle fera l'apprentissage d'une nouvelle langue, combattra l'indignité d'un époux qui la rejette, subira la guerre entre les clans. Femme de devoir, parviendra-t-elle à imposer ses valeurs à sa belle-famille, à gagner son estime et, enfin, à apprivoiser et à civiliser son époux? "
L'avis de la Cla?
Le premier mot qui me vient à l'esprit, concernant mon avis, c'est: mitigé. Je reconnais que je suis exigeante et que si je n'ai pas de coup de coeur, je suis mitigée. Commençons par ce qui va: le paysage et l'époque sont bien plantés et nous voyageons vraiment dans la culture des Highlands et l'Ecosse médiévale. On y apprend quelques mots gaéliques et des coutumes. Les personnages ne manquent pas de caractère, sur Iain, qui, au début (je ne gâche rien parce qu'on se doute bien que tout est bien qui finit bien), se comporte comme le pire des monstres. On se met alors très vite dans la peau de Gunelle, qui, malgré tout, a l'envie de l'apprivoiser, malgré son manque d'humilité, de gentillesse, et malgré sa maîtresse, la terrible Béathag. La guerre entre les clans, les coups bas, sont très prenants. Là où cela se gâte, c'est que Gunelle est, à mon goût, trop parfaite. Jamais elle ne dérape, pourtant elle aura l'occasion avec le cousin de son mari, jamais elle ne prononce un mot plus haut que l'autre, elle est d'une patience et d'une tolérance à toute épreuve. Gunelle sort d'un couvent, il faut dire, mais tout de même, je croyais que la perfection n'était pas de ce monde. Ce roman a beau être bien écrit, il m'a manqué l'essentiel: il ne m'a pas fait rêver, je ne me suis pas évadée. Je l'ai trouvé aussi trop sentimental, Iain qui passe du goujat au mari attendri en si peu de temps, c'est dommage. Je lirai les deux suivants, mais pas tout de suite.
Prochain billet : A la recherche d' Eva Longoria.
Elle a dit 68.
Il y a quelques temps, je t'avais parlé de mon envie de régime. J'étais presque motivée. Tellement que je me suis mangé en charmant commentaire prétendant que je poussais à l'anorexie. Ceux qui me connaissent ne manqueront pas d'en rire! Pour me lancer, il me manquait un déclic. Je ne me pèse jamais, une fois par an, quoi. Pas de balance à la maison. Et l'autre jour, chez le médecin, tandis qu'on parlait de ma rétention d'eau, je me suis dit, allez, monte sur la balance.
LA BALANCE A DIT: 68 KG!
J'ai failli demander à ma généraliste si ça déconnait. Je suis pratiquement restée muette, c'est l'Homme qui a annoncé le chiffre à voix haute, au médecin.
Je savais que j'avais pris du poids. Avant AVC je portais des vêtements en taille 36/38. Depuis AVC, c'est plutôt 38 en haut et 42 en bas (ouais, j'ai tout dans les hanches/cuisses/jambes). Alors, il s'est passé quoi? Hein?
Il s'est passé que depuis mon AVC, j'ai des fringales de sucré. Il s'est passé que depuis mon AVC, je n'ai plus le droit de faire du sport à part la marche et les sports d'eau (pratique quand tu as peur de l'eau). Il s'est passé que depuis l'été dernier, j'ai eu beaucoup de périodes de stress et que mon régime était: ptit dej/ goûter/ fast-food. Alors forcément... Ta peau se détend... les capitons apparaissent.... la rétention d'eau se la pète trop.
68 kg, pour certaines, ce n'est rien. Dois-je rappeler que je ne mesure pas 1,70m, mais 1,54m (et demi) ?
Mais... Si mon AVC m'a bien appris quelque chose, c'est de profiter à fond de la vie. Hors de question de me priver. Alors je peux manger de bonnes choses, et surtout, il n'y a pas que le sucre qui peut m'apporter du réconfort! Vous l'aurez compris, pas de régime. Ma généraliste m'aurait bien mis au régime protéiné, mais je ne veux pas. Depuis mon retour d'Allemagne, je rééquilibre peu à peu mon alimentation. Beaucoup de fruits, de légumes. Le midi, j'aime manger des oeufs brouillés ou un bon steak de soja, avec du boulgour, du riz ou encore des légumes, un yaourt ou un fruit. En entrée, deux fois par semaine, un avocat, mon péché mignon. Le soir, généralement, c'est soupe de légumes faite maison. Il est vrai que je ne mange que très peu de viande et je n'aime pas beaucoup le poisson. Je ne peux pas me passer du goûter, c'est comme ça. Alors je bois une boisson chaude avec un sucre et deux biscuits. Si j'ai faim, vers 11h le matin ou 18h, une poignée d'amande et un carré de chocolat noir font l'affaire. Bref, je limite les cochonneries, sans me priver, je mange à satiété. Avec l'été qui arrive, ça va être facile, je n'ai envie que de fruits et légumes.
Surtout, je bois beaucoup: 1,5 l d'eau (avec pendant 1 mois un produit drainant que je verse dans ma bouteille), des tisanes drainantes. Ah ça c'est sûr que j'élimine. Mais en tout cas, je ne m'affame pas. Parce que tu sais quoi? C'est pas grave si je ne retrouve pas ma taille 38. Je ne suis pas sûre que cela me rendrait plus heureuse. Ce que je veux, c'est sublimer et raffermir mes formes. Alors je désinfiltre, je me tartine même de crème anti rétention d'eau (important de chouchouter son corps), et puis avec l'Homme on va sûrement prendre un abonnement à la piscine, en plus d'avoirla mer à 1/4 d'heure. J'ai peur de l'eau et je ne sais pas nager, mais avoir de l'eau jusqu'à la taille, je supporte.
Pour moi, les plus belles femmes sont rondes. Mais fermes.
Bref, je réapprends à manger, à canaliser mes émotions et mes manques à combler. Je réapprends à vivre?
Prochain billet: Les Challenges littéraires.
Augsburg # Day 4.
6 Mai. Nous n'avons pas entendu le réveil et nous levons encore tardivement, mais juste à temps pour pouvoir prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Depuis le début du séjour, nous avons sympathisé avec la réceptionniste, qui fait son maximum pour que nous soyons à l'aise, et ce matin, c'est encore chaleureusement qu'elle nous accueille. Nous lui apprenons que nous devons quitter l'hôtel à 6h20 le lendemain matin, elle nous promet que le breakfast sera en place. Le programme du jour, malgré le mauvais temps: vadrouiller à nouveau à travers la ville. Nous prenons la direction du coeur historique et décidons de nous attarder un peu sur la place où trône le musée Maximilian.
Nous décidons ensuite de nous aventurer en dehors de ce centre que nous connaissons maintenant très bien et aboutissons devant une majestueuse cathédrale, Notre-Dame d'Augsbourg. Sa construction date du XIe siècle pour le style roman et des ajouts gothiques sont venus la compléter au XIVe siècle. La cathédrale se trouve sur un édifice du IVe siècle, qui n'était pas nécessairement une église. L'intérieur a retrouvé au XIXe siècle son aspect médiéval, après avoir été aménagé dans un style baroque.
Après la demi-heure de visite, nous retournons sur nos pas, afin de déjeuner dans un restaurant traditionnel. Manque de chance, beaucoup de plats sont constitués de viande de porc, que je n'apprécie pas particulièrement. Je déguste de succulentes pâtes au fromage, tandis que l'Homme savoure une escalope de veau... "pour petits appétits", précisait la carte! Je n'en reviens pas de tout ce que les gens peuvent manger, d'où ma tête sur l'une des photos. Trois hommes âgés d'une cinquantaine d'années prennent place à côté de nous et, apprenant que nous sommes Français, engagent la conversation.
Le ventre bien rempli, nous décidons de découvrir une autre partie de la ville. Nous ne sommes plus dans le centre touristique, mais tout reste très propre. Nous croisons la maison dans laquelle est né le père de Mozart et un charmant magasin de poupées de collection. En tant qu'ancienne collectionneuse, je bave devant la vitrine et embarque un catalogue. Enfin, après un tour de tramway, et un délicieux goûter constitué de viennoiseries locales, nous reprenons le chemin de l'hôtel pour suivre le résultat de l'élection présidentielle. Le déferlement de haine qui suit sur les réseaux sociaux ne me donne pas du tout envie de rentrer en France. Pourtant, le lendemain matin, nous devons bien quitter la ville, les larmes aux yeux.
Ce que je retiens d'Augsburg :

La propreté des rues et des bâtiments, la convivialité, l'esprit cool et détendu (un seul coup de klaxon entendu, pas une seule bousculade), l'harmonie, la mixité, le fromage au petit déjeuner, les femmes pour qui la taille 42 est la taille normale, les bâtiments historiques, la culture, les prix peu élevés. Augsburg est un véritable havre de paix. Augsburg: Ich vermisse dich!
Prochain billet: Elle a dit 68.
Augsburg # Day 3.
# Morceau dans la tête une bonne partie de la journée: "Black Widow", My Friend Skeleton. #
5 Mai. Après avoir dormis 9h à poings fermés, nous nous levons si tardivement que l'hôtel ne sert plus les petits déjeuners. C'est l'occasion pour nous de tester un lieu repéré la veille, où l'enseigne annonce servir des petits-déjeuners européens. Nous nous installons en terrasse et feuilletons la carte entièrement rédigée dans la langue de Goethe. C'est donc au hasard que nous choisissons notre formule, en repérant un mot universel: "Nutella". Nous nous retrouvons avec le breakfast allemand par excellence: charcuterie, fromage, légumes, oeufs durs. Nous avons aussi du pain, du beurre et de la confiture. Pour moi, tout passe, sauf la charcuterie et les légumes. L'homme, lui, se régale. Un groupe d'Allemands, supporters de football, assis à la table voisine, plaisante avec nous, et lorsque nous leur apprenons que nous sommes français, les seuls mots qui leur viennent à l'esprit sont: "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?". Un bon moment de rigolade!
Par ce temps gris et annonciateur de pluie, nous consacrons le reste de la matinée au shopping. Là-bas, tout est tellement moins cher que je me suis constituée, pour 50€, un joli butin: un foulard à nouer dans mes cheveux, deux paires de boucles d'oreilles, deux hauts, quatre paires de chaussettes trop mignonnes, cinq vernis à ongles, un rouge à lèvres, une palette de fards à paupières... et quelques gourmandises! Puis nous entrons chez H&M. Je manque de tomber à la renverse; toutes les vendeuses sont très rondes. En déambulant dans les rayons, je m'aperçois que la taille S correspond... à du 42! Ma taille! Je fais du S, putain!! Ensuite, les prix: à partir de 9€ les jeans pour ces dames, Steeve s' en trouve un pour 14€.
Nous prenons un rapide déjeuner au Burger King, où l'on me sert enfin de l'eau plate normale... en brique!
L'après-midi est consacrée à la découverte d'autres merveilles dont regorge la ville. Toutefois, nous devons abréger vers 16h, car je commence à me sentir mal, au bord du malaise. Certains passants me regardent bizarrement, Steeve me fait remarquer que je suis livide. De retour à l'hôtel, je prends un bain et me repose. Kay Ozz, du groupe My Friend Skeleton, téléphone pour qu'on les rejoigne à 20h30 chez la manageuse. La soirée se passe très bien, même si je ne peux pas entrer dans les détails puisque nous voyons alors le groupe en tant que personnes et non musiciens. Les conversations relèvent donc du domaine du privé, vous ne verrez pas de photo concernant cette soirée. Tout ce que je peux dire, c'est que nous sommes dorénavant considérés comme des amis, parmi les rares à les voir sans masques. Cela ne change d'ailleurs rien pour nous; nous différencions les personnes qui sont devant nous des musiciens masqués. Nous mangeons, discutons beaucoup, profitons d'un feu de bois sur la terrasse, avant de rentrer vers minuit, accompagnés par Archimed et sa copine. Nous sommes tristes en quittant nos amis, et tristes parce que demain sera la dernière journée sur place.
On me souffle que vous voulez quand même voir les membres de My Friend Skeleton sans masques ni maquillage? Bon, eh bien vous l'aurez voulu:
Je profite de ce billet pour rappeler que vous pouvez tenter de remporter un double-album de My Friend Skeleton en vous rendant sur le blog de l'Homme.
Prochain billet: Augsburg # Day 4.
PrOjeT 366 # Semaines 18 & 19
The Artist/ Goûter par temps de pluie / 1 ier Mai! / Militer / Vol pour l'Allemagne / My Friend Skeleton en live / Augsburg la magnifique / Souvenirs d'Allemagne / Nouveau président / Ligne de conduite / Carnet de voyage / Gourmandises / Nouvel arrivage / Remplie!
Informations de la plus haute importance!!
-Pas de publication demain, car je fêterai mes 15 28 ans. Même que l'approche de la trentaine ne me fait toujours pas flipper.
- Ensuite, attention, attention!! Dans mon "Augsburg #Day 2", je vous expliquais les liens qui nous unissent au groupe allemand My Friend Skeleton. Avec leur accord, l'Homme organise un concours sur son blog et deux participants pourront remporter chacun un double album CD. Alors je sais que beaucoup sont frileux au niveau des découvertes musicales, mais n'hésitez pas, vous n'avez rien à perdre! Deux questions auxquelles il faut répondre, et c'est tout!
Prochain billet: Augsburg #Day 3.
News en vrAc
#Le son dans le PC: "Let it will be, Paper Faces Mix", Madonna. #
Petite parenthèse dans mon carnet de voyage, que je reprendrai lundi, mardi et mercredi. D'ailleurs, j'ai vu que mon carnet de séjour à Augsburg vous plaît beaucoup et je vous remercie chaleureusement. Il est vrai qu'il y a du texte et beaucoup de photos, mais quand j'aime je n'arrive pas à faire brièvement.
Sans dévoiler le reste de ce que nous avons vécu, Steeve et moi sommes revenus de Bavière avec un petit quelque chose de différent. Toujours nous, mais avec un truc de changé. Je pense que les voyageurs sauront de quoi je veux parler. Nous avons tellement aimé que j'envisage déjà d'y prendre une maison de vacances si je vends beaucoup de livres. Et d'apprendre l'Allemand. Ce qui va être vachement facile avec mes problèmes neurologiques, tiens.
Avant de m'envoler avec Air Berlin, la veille, je suis allée consulter le cardiologue. Ma généraliste avait écrit que c'était au 98 Avenue Malausséna. Beau-papa m'a accompagnée parce que j'avais peur de me perdre et aussi parce que j'étais grave stressée et nous avons remonté toute l'avenue avant de nous rendre compte que le dernier numéro était un truc genre le 40. Alors j'ai regardé l'enveloppe. En fait c'était 28. Ma généraliste écrit comme un cochon. Le cardiologue, qui ressemble à Aznavour en plus grand et plus souriant, m'a dit que sa femme et sa secrétaire étaient nées le même jour que moi. Pas la même année, faut pas déconner. Je lui ai répondu que ce sont nous les meilleures. Après, on est passés aux examens, j'étais là pour ça, à la base. On en a fait plusieurs. Il m'a trouvé un souffle au coeur (merci le paternel, je le tiens de lui) et une petite tacchycardie. Et puis il a voulu échographier ma rate et ma thyroïde. C'est là que ça s'est gâté puisqu'il m'a trouvé un nodule sur le côté droit de la thyroïde. 7 mm, le machin. Il était navré. Pas le nodule, le cardiologue. Ca peut sûrement expliquer pas mal de choses concernant ma santé. J'espère que je ne vais pas avoir à me le faire enlever, parce que j'en ai ras la casquette des hospitalisations.
Quand nous sommes rentrés d'Allemagne, le chat nous a traités de tous les noms. Il a tenté de nous faire gober que la voisine venait lui donner à manger 3 fois par jour. On l'a menacé de repartir. Depuis, c'est un vrai pot de colle, il réclame des câlins sans cesse et la nuit il nous regarde dormir d'un oeil attendri. On fait semblant de dormir, c'est pour ça qu'on le voit. Il m'a demandé comment étaient les chats Allemands. Je n'ai pas osé lui dire la vérité, qu'ils sont normaux. Alors j'ai inventé des péripéties auxquelles nous sommes censés avoir assisté. Mais je lui ai précisé que les chats Allemands n'étaient pas aussi chieurs cool que lui!
Depuis que nous sommes rentrés, je fais des rêves complètement fous. J'ai rêvé de Nicolas Sarkozy. J'ai rêvé de Nicolas Sarkozy, putain!!! Quand on connaît mes opinions politiques, on comprend pourquoi c'est loufoque. Dans ce rêve, et comme dans de nombreux rêves que je fais, j'étais spectatrice, et non actrice. Sarko quittait donc ses fonctions. Il monte dans une voiture, qui roule en direction de la campagne et s'arrête à l'orée d'une forêt. Sarko entre dans cette forêt, en ressort quelques instants après, une vieille clé à la main. Une clé genre comme dans les châteaux. Et là, il dit: "Arthur Rimbaud". Fin du rêve.
Et puis j'ai rêvé qu'un chat blanc venait se coucher sur moi pendant que je dormais. A tous les coups, c'est Filou qui avait enfilé son costume de fantôme que je lui ai acheté pour Halloween.
La nuit dernière, y'avait le feu dans l'immeuble. Je ne dormais pas vraiment encore, puisque je me suis redressée plusieurs fois pour vérifier qu'on allait pas cramer. La preuve que c'était que du rêve: en réalité, je n'aurais pas eu besoin de me redresser pour vérifier!
Et puis j'ai aussi rêvé qu'on gagnait 5000€ à un jeu. On s'en servait pour lever les voiles en Bavière. La boucle est bouclée.
Prochain billet : Projet 366 # Semaines 19 & 20
Augsburg # Day 2.
# Chanson dans la tête tout au long de la journée: "Funeral of a broken doll", My Friend Skeleton. #
4 Mai. Steeve et moi nous levons vers 8h30, après une nuit agitée. En effet, j'ai oublié mes boules Quiès en France et les ronflements de Steeve ne m'ont pas permis de bénéficier d'un sommeil réparateur. J'ai également oublié mon nécessaire de démaquillage; l'eau ne faisant pas office de nettoyant, mon visage n'est pas superbe à voir. Malgré tout cela, je me dois d'être au top pour le concert qui a lieu ce soir! Nous descendons prendre le petit déjeuner, à la française pour cette première matinée. La salle est baignée de la douce lumière du soleil.
Après la douche, un peu de shopping s'impose. Une pharmacie se trouve sur notre chemin, aussi nous entrons pour demander des boules Quiès. Le pharmacien ne comprend pas, jusqu'à ce que Steeve se lance dans une imitation... du cochon, qui était surtout censée représenter les ronflements. On s'en tire avec un bon fou rire et une boîte de boule Quiès moitié moins chère qu'en France. Enfin, nous prenons la direction d'une parfumerie/droguerie, Müller. Il y en a au moins trois dans le centre-ville! Je croise Madonna en grandeur nature, Steeve m'offre son parfum, très printanier. Je note au passage que le maquillage est vraiment moins cher qu'en France et me programme une séance shopping pour le lendemain.
Mes emplettes effectuées, nous pouvons partir à la découverte de la ville. Nous n'avons aucun plan de visite et décidons de faire au feeling, en ne nous éloignant pas trop du centre. Il faut dire qu'Augsburg est grande et ne compte pas moins de 260 000 habitants! Nous tombons instantanément amoureux des belles façades et de cette magnifique ville très propre, d'où se dégage un sentiment de sérénité. Les gens semblent prendre le temps de vivre, le temps paraît comme suspendu. Pas de coups de klaxon ou de bousculades, ici tout le monde est à l'image de la ville: relax! Une femme me complimente sur ma robe; elle explique qu'elle me regardait marcher depuis quelques minutes et que ma tenue lui plaît beaucoup. Ici, mon look 50's plaît!
Au gré de nos déambulations, nous arrivons sur un marché constitué de plusieurs stands, des maisonnettes, et ce qui pourrait s'apparenter en France à une Foire Expo. A Augsburg, c'est chaque matin comme ça. Et de nombreux stands nous tendent les bras!
L'heure de la pause déjeuner arrive et nous prenons place en terrasse de Capitol. Ici, la carte est un hommage au cinéma. Le choix de Steeve se porte sur une pizza et pour moi, des spaghettis bolognese. C'est absolument délicieux, fait maison. Nous prenons plaisir à manger calmement au soleil, vivant au rythme des Bavarois et photographiant ce qu'il se passe autour de nous. Je termine sur un macchiato à la vanille... un véritable macchiato!
Nous reprenons notre marche au coeur de la ville, qui nous plaît de plus en plus. La verdure cohabite parfaitement avec la cité. Les bâtiments historiques et symboles religieux sont légion. Nous arrivons d'ailleurs face à un complexe religieux, St-Ulrich. Nous ne comprenons pas l'Allemand, mais mes notions de Latin me permettent de saisir que ce complexe regroupe plusieurs ordres religieux. Finalement, les langues mortes sont utiles! Nous nous imprégnons de la beauté des lieux.
Nous empruntons ensuite une jolie rue en pente qui nous conduit face à une abbaye. Plus loin, un cours d'eau et de jolies maisons qui longent les berges. Enfin, nous aboutissons dans un adorable parc.
Après avoir profité de cette sérénité inattendue, nous reprenons notre route et tombons sur des vestiges historiques. Enfin, c'est vers un gros centre commercial que nous nous dirigeons. La fatigue commençant à se faire sentir, je commande un café en terrasse. Alors que je demande de l'eau non gazeuse, on m'apporte une bouteille "Mozart". Je déchante vite: l'eau est salée. Je vais rapidement apprendre que les Bavarois en raffolent. Nous visitons le centre commercial et sommes agréablement surpris par les animations, puis rebroussons chemin, passant par de charmantes petites rues.
J'ai le temps de me prélasser dans un bon bain avant que l'on ne se prépare pour le concert. Le portable de Steeve sonne; c'est Kay-Ozz, membre du groupe, qui explique en Français qu'il est préférable que nous prenions un taxi. Arrivé sur place, c'est Kay-Ozz, toujours, sans son masque, qui nous accueille et nous met rapidement à l'aise. Le public ne rentrera pas avant une heure, nous sommes des "guests", en tant que représentants du groupe en France, avec la promo et le fan-club. Le musicien nous répète qu'il est vraiment ravi de faire notre connaissance et de nous avoir pour le concert. Nous saluons également Amaya, la chanteuse, avant de quitter la salle pour aller manger un morceau, histoire de tenir la soirée. De retour, c'est la mère de Kay-Ozz qui nous prend sous son aile. Elle nous présente toute sa famille, ainsi que les parents d'Amaya, avant de nous conduire dans la loge, où nous faisons la connaissance du reste de l'équipe, dont Archimed, avec qui nous discutons beaucoup par mails. Nous leur offrons des biscuits et chocolats made in Nice et les laissons rapidement, car ils ne sont pas encore prêts et le stress monte pour eux. Nos masques sur le nez, nous allons pouvoir assister au concert; Steeve et moi en publierons prochainement le compte-rendu sur le site officiel Français. Après ce show fabuleux, nous retrouvons les membres du groupe pour les féliciter et faire quelques photos, nous discutons dehors tandis qu'un DJ passe de la musique new-wave. Jessica, la manageuse, nous invite à une "party" qu'elle organise chez elle, avec le groupe, le lendemain soir. Nous restons tous ensemble à deviser jusqu'à 1h30. Les poignées de mains laissent la place à de chaleureux "big hugs" et c'est de bonne humeur que nous regagnons l'hôtel.
Avant de nous endormir, nous avons la surprise et le plaisir de découvrir que nous figurons dans les remerciements du CD offert durant le concert.
Prochainement: Augsburg # Day 3.
Le Lit d'Aliénor 2, Mireille Calmel.
"Nous étions quelque part au pays des fées. Au pays des rois. Au pays des druides et de nulle part. Nous étions chez moi."
C'est avec avidité que je me suis plongée dans ce deuxième tome. Je rappelle que j'avais dévoré le premier et attendais donc impatiemment de poursuivre ma lecture.
Ils en sont où nos personnages?
" A force de potions et de mixtures, Loanna de Grimwald a réussi à empêcher qu'Aliénor ne donne un héritier à Louis Le Jeune. Mais l'absence de descendant et les frasques amoureuses de la reine de France n'y font rien. Béatrice de Campan et Etienne de Blois ne parviennent pas à chasser Aliénor du trône. Bien que déchiré, le couple royal ne se sépare pas. Louis VII, roi pieux, refuse de répudier celle que les liens sacrés du mariage lui ont donnée pour épouse. Le monarque a pris le commandement d'une armée de chevaliers qui, sous la bénédiction du pape Eugène III, part en Terre sainte pour délivrer le tombeau du Christ. Pour Loanna, cette croisade est la dernière chance de réunir un jour la duchesse d'Aquitaine et le duc de Normandie. A la cour de France, certains commencent à percer son secret. Il faut faire vite. Louis VII ne doit pas revenir vivant de cette expédition."
Mon avis:
Je suis autant enthousiaste que pour le premier volume! Les personnages évoluent, Loanna, par exemple, gagne en sagesse, maturité et force de caractère. Aliénor devient encore plus femme, Béatrice, la peste de l'histoire, quant à elle, tend à dévoiler encore plus sa vraie nature. Cette fresque est avant tout une histoire de femmes; ce sont elles qui mènent le jeu, à l'insu des hommes. Une fois encore, le romanesque se mêle parfaitement à l'histoire, des intrigues se développent, comme lors de l'expédition en Turquie, qui tourne mal, la disparition de Denys, puis Jaufré qui, infirme, se retrouve en Libye. J'ai seulement trouvé un chapitre un peu long, celui ou Henri refuse de prêter allégeance à son roi, ce qui n'est rien sur toute la saga, qui est parfaite! J'ai déjà commandé deux autres romans de Mireille Calmel. Evidemment, je vous conseille ses livres!
A suivre: Augsburg # Day 2.
Augsburg # Day 1.
#Chanson écoutée en boucle avant: Ich bin die fesche Lola, Marlene Dietrich.#
3 Mai. Steeve et moi nous levons de très bonne heure; le grand jour est arrivé. Malgré mes résultats chez le cardiologue et l'excitation liée au voyage, j'ai très bien dormi. Heureusement, d'ailleurs, car la journée va être longue!
A la base, Steeve et moi nous rendons en Bavière, dans cette ville située sur la Route Romantique, car Steeve s'occupe du fan-club et de la promotion française d'un groupe local, à tendance electro-dark, My Friend Skeleton. Ce déplacement va permettre la première rencontre depuis 2008 et nous assisterons au concert.
Ce jeudi 3 Mai, donc, nous sommes particulièrement impatients. Nous n'en finissons pas de vérifier si nous n'oublions rien, le chat, quant à lui, menace d'appeler la SPA. Enfin, l'heure de nous rendre à l'aéroport arrive. Nous préférons y aller 1h30 à l'avance, le temps d'enregistrer nos bagages et de passer la sécurité. La valise est enregistrée, nous allons pouvoir déguster les sandwiches que j'ai préparés. Et là, c'est le drame; Steeve se rend compte qu'il a oublié son masque Vénitien pour le concert (c'est le dress-code du groupe). Ni une, ni deux, il me laisse à l'aéroport et saute dans une navette qui va mettre entre 15 et 20 minutes pour le laisser non loin de chez nous. Les minutes s'égrainent rapidement, j'ai les yeux rivés sur l'horloge, tout en tentant de manger un peu. Nous devons être à l'embarquement pour 13h25. Steeve revient à 13h30, en sueur. Nous nous précipitons à la sécurité, qui nous fait perdre un temps fou puisque nous devons ôter nos chaussures, des fois qu'on aurait planqué une bombe dedans. Steeve portant des New Rock, c'est long. Nous nous présentons à l'embarquement juste au moment où ils font un dernier appel. Ouf, on a eu chaud!
Il y a peu de monde dans l'avion, qui est très confortable. Nous voyageons avec Air Berlin. Tout le monde parle Allemand, nous ne comprenons absolument rien. Nous sommes attachés, l'avion s'élance sur la piste. J'appréhende un peu car cela fait 12 ans que je n'ai pas utilisé ce moyen de transport. Le décollage me fait une sensation bizarre et je commence à me demander si mon cerveau va suivre ou plonger dans la mer. Heureusement, l'avion se stabilise rapidement et nous voici, traçant sur la voie aérienne, au-dessus des nuages.
Nous prenons une collation constituée de jus de pomme et de biscuits, avant de profiter du paysage qui se dessine à des milliers de mètres plus bas. Ici des sommets enneigés, là un lac. Enfin, ce sont des villages de la campagne Allemande qui apparaissent. La vue qui s'offre alors à nous est magnifique.
Nous atterrissons à l'aéroport de Stuttgart et bénéficions d'un chocolat en forme de coeur offert par la compagnie aérienne. Ils pensent à tout! Très vite, l'étonnement est là. Je remarque dans les WC pour femmes un distributeur pour se brosser les dents. Steeve, quant à lui, a droit au distributeur de préservatifs. Avant de prendre le metro qui nous conduira à la gare, nous décidons qu'une pause s'impose. Nous traversons l'aéroport, digne d'un centre commercial, et ne pouvons nous retenir de rire en découvrant parmi les multiples enseignes un sex-shop! Nous nous calons au "Café Zentral". La vendeuse est ronde, joviale. En regardant autour de nous, nous constatons que la majeure partie des femmes se portent bien et sont bien habillées, c'est à dire qu'elles ne montrent pas tout. Je vais adorer la Bavière, moi! Toutefois, nous tombons de haut en apprenant qu'on ne sert pas de l'eau du robinet. Tant pis, nous commandons une bouteille... que nous ne boirons pas; l'eau est gazeuse, nous n'aimons pas.
Il est temps pour nous de descendre pour prendre le metro, que nous trouvons facilement. Une jeune femme nous renseigne aimablement, en anglais, sur l'arrêt auquel nous devrons descendre. Nous commençons à faire connaissance avec le paysage.
Arrivés à la gare, la jeune femme qui nous a renseignés nous accompagne spontanément sur le bon quai. Steeve veut lui donner 2€ pour la peine, elle refuse. Pendant les 20 minutes d'attente, nous photographions le superbe édifice et observons les gens. A ce niveau, nous sommes béats; les Bavaroises savent s'habiller autrement qu'avec un micro-short et un décolleté plongeant. De plus, la taille 0 semble bien loin de leurs préoccupations! Enfin, contrairement à Nice, on ne nous toise pas tous les 5 mètres. Par curiosité, j'avise un distributeur de cochonneries. Alors qu'en France ces mêmes distributeurs proposent un produit dont le prix est situé entre 1,50 et 2€, ici c'est 0,80€ en moyenne!
Le train entre en gare, nous demandons confirmation à un contrôleur puis nous installons. Steeve se retrouve à côté de ce qui est en France équivalent à un gendarme, quant à moi, on va me plaindre, j'échoue à côté de Ryan Gosling. Enfin, de son sosie. Derrière Steeve, un libidineux qui ne me lâchera pas du regard et du sourire de tout le trajet, qui dure presque 2 heures. Alors que Steeve s'endort pratiquement sur l'épaule du gendarme, je regarde le paysage. Le libidineux croit que c'est pour lui, alors que je contemple simplement cette belle campagne vallonée et boisée qui défile sous mes yeux. Je me croirais presque dans Sissi. Ryan Gosling regarde une série américaine sur son Mac Book, Steeve dort toujours et Libidineux ne me lâche pas. Tant pis pour le paysage, je sors mon livre. Ryan Gosling me fait du pied ou je rêve? Il s'excuse. 1/ Je ne rêvais pas. 2/ Mais ce n'était pas volontaire. Steeve se réveille; l'instinct sûrement, il a probablement capté l'approche non voulue de Ryan. J'explique à Steeve qu'il dormait la bouche ouverte, la langue entre les dents, comme une mémé. Puisque c'est ça, il photographie le paysage, LUI.
Enfin, nous arrivons à Augsburg. Le gendarme descend, Steeve remarque qu'il est muni d'un flingue et que s'il l'avait su avant, il aurait dormi moins tranquillement. A la gare, c'est Jessica, la manageuse du groupe, qui vient nous récupérer. Un homme de haute stature l'accompagne. Ils sont très accueillants et nous expliquent que notre hôtel est situé de l'autre côté de la route. Ils viennent avec nous et très rapidement, Steeve plaisante avec l'homme. Jessica nous donne son numéro de téléphone et celui d'Amaya, la chanteuse, afin que nous puissions nous rendre facilement sur le lieu du concert, le lendemain soir. Nous prenons possession de la chambre et la trouvons absolument ravissante. L'hôtel a tout pour nous plaire!
Très vite, Steeve et moi nous interrogeons sur l'homme qui accompagnait Jessica. Est-ce son petit ami? Un membre du groupe? Archimed, avec qui nous discutons beaucoup? Nous ne les avons jamais vus sans leurs masques, jusqu'à maintenant. Nous apprendrons le lendemain qu'il s'agissait du guitariste, Leontes. Après une bonne douche, nous nous mettons en quête d'un restaurant. Un homme nous fait signe de le suivre. Nous restons méfiants: il y a écrit touristes sur nos tronches, alors s'il nous entraînait dans un coupe-gorge? Nous restons quelques mètres en retrait de lui et aboutissons dans ce qui semble être son restaurant, qui ne nous inspire pas confiance. Les restaurants traditionnels sont fermés. Ne restent plus que les restaurants Italiens ou Asiatiques, qui sont légion, ou encore les fast-food. Nous nous rabattons sur Burger King, que nous ne connaissons pas.
Nos hamburgers avalés, nous décidons de marcher un peu pour partir à la découverte nocturne d'Augburg. Nous sommes enchantés par la beauté des lieux, de ce qui semble être le coeur historique de la ville. Nous prenons des photos, avant de retourner à l'hôtel pour une bonne nuit bien méritée!
Prochainement: Augsburg # Day 2.
Pensées de ChaT #2
Dorothée chantait "Vive les vacances!" (oui, je connais Dorothée à cause de mon humaine qui la cite souvent en disant que c'était toute son enfance). Eh bien, je chante avec Dorothée! En effet, mes humains partent jeudi en Bavière et reviendront lundi. Plus précisément, ils vont à Augsburg. Mon humaine n'arrête pas d'apprendre des phrases toutes faites en roulant des "r" et en prenant une voix grave, même qu'en ce moment elle dit à tout le monde: "Du riechst so gut", qui signifie: "Vous sentez si bon." On est d'accord, elle pourrait apprendre des phrases plus utiles, mais elle n'en fait qu'à sa tête.
Je ne pars pas avec eux. J' aime pas la bière. Comme à chaque fois qu'ils s'en vont, c'est l'humaine de Chaussette, le voisin, qui va venir me nourrir et jouer avec moi. Avec un peu de chance, j'irais chez eux et pourrais enfin envahir le territoire de Chaussette. Je vais surtout pouvoir prendre du temps pour moi:
-Me reposer:
-Méditer:
-Me faire bronzer:
-M'assurer que tout se passe bien dans mon quartier:
-Jouer à chat perché:
Sinon, j'ai fait une découverte culinaire: l'avocat. Mon humaine, qui est un peu timbrée, aime tellement ça qu'elle t'en mange un à la petite cuillère. Et ellle soupire d'aise: "Mmmmh, ce petit goût de noisette!". Alors je lui ai demandé: "Bon, bah vas-y, laisse-moi goûter, peut-être que je vais aimer!". Et oui, j'ai bien aimé. Tiens, je sais ce que je vais faire en son absence: une soirée mexicaine. Sombrero et guacamole à volonté. Je tremperai Speedy Gonzales dedans, il aura meilleur goût.
Miaoument vôtre,
Filou le plein d'idées.



























































































































































































































